Positive thinking world. Vector icon.Pour qu’une espèce survive, ses individus doivent en premier lieu assurer leurs fonctions vitales comme se nourrir, réagir à l’agression et se reproduire. L’évolution a donc mis en place dans notre cerveau des régions et circuits dont le rôle est de « récompenser  » l’exécution de ces fonctions vitales par une sensation agréable ou de plaisir : c’est le système hédonique ou système de récompense (centre du plaisir). Le système hédonique, qui fait partie du système limbique, comprend notamment  l’aire tegmentale ventrale (ATV) qui contient des neurones à dopamine et le noyau accumbens (ACC) où ils se projettent.

Concrètement, l’ATV reçoit de plusieurs autres régions du cerveau des informations sur le niveau de satisfaction de nos besoins fondamentaux et transmet cette information au noyau accumbens. Cette transmission s’effectue grâce à un messager chimique appelé la dopamine. L’augmentation de dopamine dans le noyau accumbens et dans les autres régions aura alors un effet « récompense » sur des comportements permettant de satisfaire nos besoins fondamentaux.

satisfaction et récompenses

Le circuit de la récompense est constitué de trois composantes :

  • Une composante affective, correspondant au plaisir provoqué par les récompenses ou au déplaisir provoqué par les punitions.
  • Une composante motivationnelle, correspondant à la motivation à obtenir la récompense ou à éviter la punition.
  • Une composante cognitive, correspondant aux apprentissages généralement réalisés par conditionnement.

Ce système est essentiel car il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’actions ou de comportements adaptés. Certains psychotropes, comme l’alcool ou les opioïdes (morphine, héroïne, méthadone, etc.) agissent directement sur ce système quand ils sont ingérés, inhalés ou injectés dans l’organisme. Le dysfonctionnement du système de récompenses serait à l’origine de troubles du comportement (troubles alimentaires, affectifs, dépendance, etc.).

 circuit de la récompense

Clapping business peopleLe plaisir ne veut pas dire le bonheur car il n’est qu’une partie de ce que l’on nomme le bonheur. Le bonheur est un état beaucoup plus complexe qui ne se réduit pas à la simple activation des voies dopaminergiques dans le circuit de la récompense. Ainsi, l’absence d’émotion négative est nécessaire pour se sentir heureux. Car dès que la peur, l’angoisse ou la tristesse nous envahit, le plaisir s’évanouit. Par conséquent, tout ce qui diminue l’activité de l’amygdale, structure cérébrale associée aux émotions négatives, nous rapproche de l’état de bonheur. C’est le cas par exemple des tâches mentales non émotionnelles, ce qui procure un fondement biologique à l’idée très répandue que se tenir occupé est la base du bonheur. Mais une troisième composante doit aussi entrer en jeu pour que l’on puisse parler de bonheur : il s’agit de l’activation de la région ventro-médiane du cortex préfrontal, une région dont l’activité est d’ailleurs réduite chez les dépressifs. C’est de cette région qu’émergerait le sentiment de cohérence du monde nécessaire au bonheur, autrement dit la notion de sens.

 

Nuage de Mots - Pensée Positive en FrançaisLe cerveau a une mauvaise habitude : il enregistre, stocke et se rappelle naturellement davantage des expériences désagréables que des événements heureux. La bonne nouvelle cependant est que sa plasticité naturelle lui permet de se modifier en permanence, pour peu qu’il soit sollicité dans le bon sens. Un cerveau en mode positif augmente ainsi sa performance de 31% selon une récente étude américaine. L’action de rire en particulier déclenche la production de dopamine qui aboutit à une sensation de plaisir, ainsi que la production d’endorphine (anti-douleur) passant dans le sang et agissant sur tout le corps. Augmentation de la circulation sanguine, élimination des toxines, stimulation du système immunitaire, amélioration de l’humeur et des capacités cognitives, il est grand temps de voir la vie du bon côté !

 

"Le bonheur est un idéal de l'imagination et non de la raison" 
Emmanuel Kant