Food for thoughtL’Alimentation : Le cerveau, qui représente environ 2% de la masse corporelle, consomme une énergie pouvant aller jusqu’à 20% de l’énergie totale du corps. Il a ainsi besoin d’être nourri et bien nourri ! Les sucres (lents autant que possible), les vitamines et les graisses apportent cette énergie indispensable. Certains aliments et substances sont par ailleurs connus pour leur action positive directe sur notre fonctionnement cérébral : ce sont les vitamines B9 pour leur acide folique (légumes verts, foie gras, foie de poulet/boeuf, fruits, jaune d’œuf, etc.), les vitamines B12 (abats, mouton, veau, porc, volaille, poissons, crustacés, lait), les Omega 3 que notre corps ne peut produire naturellement (huile de colza, noix, maquereaux, sardines, mâche), le cuivre qui renforce les synapses (huîtres, noix de cajou, poires, foie de bœuf ou d’agneau), le zinc (fruits secs). Pensez également à bien vous hydrater en eau ! Une insuffisance hydrique provoque un dessèchement et un rétrécissement des cellules cérébrales, ainsi qu’une modification de leur équilibre chimique ce qui altère notre fonctionnement cérébral. Un mot sur les psychostimulants destinés à améliorer nos performances intellectuelles : si les résultats, par leurs actions au niveau des synapses, sont vérifiés scientifiquement, il n’en reste pas moins que beaucoup d’entre eux, et en particulier dans leur forme médicamenteuse, s’accompagnent d’effets secondaires très nocifs, comme la dépendance, l’angoisse ou des phénomènes d’ordre dépressif. Il est ainsi largement préférable d’opter, à doses raisonnables, pour des psychostimulants naturels de type café (caféine), chocolat (théobromine et en théophylline) et thé vert (anti-oxydant).

 

Positive thinking world. Vector icon.L’Attitude : Le cerveau a une mauvaise habitude : il enregistre, stocke et se rappelle naturellement davantage des expériences désagréables que des événements heureux. La bonne nouvelle cependant est que sa plasticité naturelle lui permet de se modifier en permanence, pour peu qu’il soit sollicité dans le bon sens. Un cerveau en mode positif augmente ainsi sa performance de 31% selon une récente étude américaine. L’action de rire en particulier déclenche la production de dopamine qui aboutit à une sensation de plaisir, ainsi que la production d’endorphine (anti-douleur) passant dans le sang et agissant sur tout le corps. Cette action thérapeutique du rire est largement plébiscitée en hôpital, notamment auprès des enfants, et des études ont montré qu’il contribuait à faire baisser de 30 à 40% la consommation d’antidouleurs ! Augmentation de la circulation sanguine, élimination des toxines, stimulation du système immunitaire, amélioration de l’humeur et des capacités cognitives, il est plus que temps de voir la vie du bon côté !

 

Stack of dictionaries, learning languageLes Apprentissages : Plus on apprend, plus on établit de nouvelles connexions neuronales et plus il devient ensuite facile d’apprendre. Ce cercle vertueux explique par exemple pourquoi des personnes apprennent si facilement de nombreuses langues étrangères. Les composantes neurochimiques qui contribuent à la conservation des nouveaux souvenirs contribuent aussi à protéger les anciens. Apprenez des choses nouvelles complexes (intellectuelles et/ou manuelles), dans des environnements inconnus vous permettra de garder votre matière grise alerte et ainsi retarder le vieillissement du cerveau et les pathologies associées. Plus vous trouverez le nouvel apprentissage difficile et mieux ce sera ! Cela signifie en effet que votre cerveau éprouvera des difficultés à réussir l’exercice et qu’il devra trouver des connections nouvelles essentielles. Privilégiez des apprentissages très concrets, comme des cours de danse, d’auto-défense ou de langue et passez à autre chose dès que vous maîtriserez votre nouvelle activité !

 

group of kiss lipsL’Amour : L’état amoureux provoque l’apparition d’environ 250 substances dans le corps et en particulier une décharge de dopamine, acide aminé du « bien-être » impliqué dans le circuit de la récompense qui explique la sensation euphorisante ressentie. Cet état permet en outre la production d’ocytocine par l’hypophyse, hormone dite de l’attachement ou de l’amour qui joue un rôle clé sur l’humeur, notamment en faisant baisser le taux de cortisol associé au stress. Autre caractéristique de l’état amoureux, il désactive l’amygdale du système émotionnel, ce qui entraîne une diminution du système d’alerte de nos émotions et donc… une plus grande insouciance !