Notre cerveau est en réalité constitué de trois cerveaux distincts, complémentaires et interagissant ensemble en permanence :

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Le cerveau reptilien : ce cerveau est le cerveau des automatismes et de la survie. Hérité de nos plus lointains ancêtres, il est le siège des grandes fonctions vitales, le centre stratégique de nos instincts de survie en quelque sorte, véritable déclencheur de la fuite et de la peur. Il est de taille restreinte et se situe à l’arrière de la tête au-dessus de la nuque. S’il identifie un danger, il déclenche de façon quasi instantanée l’alarme en libérant de l’adrénaline, ce qui provoque ainsi le fameux « stress » permettant de répondre au danger et à la menace imminente. C’est lui qui nous fera freiner en catastrophe devant un enfant traversant la route. Ce territoire primaire a besoin de repères, il est rapide et n’aime pas le changement. Il relève du « chacun pour soi » et est individualiste. Il peut générer des comportements agressifs et possessifs plus ou moins contrôlables. En schématisant, le cerveau reptilien dans sa lutte pour la survie ne connaît que trois réactions : l’attaque, la fuite ou la paralysie.

Le cerveau limbique : ce cerveau est le siège de nos émotions, de nos relations, de nos intuitions, de notre mémoire, de nos premiers apprentissages d’acquisition, de notre motivation. Il possède 4 grandes compétences : il perçoit nos émotions, il exprime nos émotions, il perçoit les émotions des autres et il prend en compte les émotions des autres (ce que nous appelons l’empathie). Ce cerveau de l’intelligence émotionnelle qui est vraisemblablement le lieu où se situe notre véritable personnalité nous permet d’interagir avec le monde et fait de nous des êtres humains. Il se situe au centre de la boîte crânienne. Grâce à lui, nous tranchons la question du « j’aime ou j’aime pas », du « j’ai envie ou pas envie », du « c’est bien ou mal ». Autant dire que notre qualité de vie et notre bien-être dépendent fortement de lui et qu’il influence nombre de nos motivations et actions !

Le cortex cérébral : ce cerveau est le centre de contrôle de l’intelligence globale, celui de l’intelligence supérieure. Il est le siège du raisonnement, de l’analyse, du vocabulaire, mais aussi de la pensée abstraite et de la créativité. Situé au niveau du front, il aime le changement, la nouveauté, la complexité, les apprentissages en nous permettant de nous adapter à toute situation inédite de façon réfléchie, positive et constructive. Le cortex prend son temps (temps de réaction de 3 à 4 secondes) et a besoin d’être nourri en permanence de connaissances. Il se développe et se transforme en permanence grâce aux nouveaux apprentissages qui sollicitent la création de nouvelles connexions neuronales (concept de neuroplasticité cérébrale). Le cortex abrite 80% des cellules neuronales totales du cerveau et a des besoins énergétiques très importants.

 

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Un équilibre indispensable à préserver

Chacun de ces trois cerveaux a sa fonction propre et interagit l’un avec l’autre. Que l’un tente de prendre le dessus sur l’autre et c’est tout l’équilibre de l’édifice qui sera mis en péril. Un réptilien trop présent nous poussera à un pessimisme déraisonné au nom de ce qu’il perçoit comme une lutte indispensable pour la survie. Un limbique trop turbulent laissera nos émotions nous envahir et nous guider en annihilant tout effort de réflexion rationnelle. Un cortex trop omniprésent nous coupera du monde. Il est ainsi essentiel de constamment veiller à ce que ne s’installe aucune hiérarchie entre ces trois cerveaux qui doivent fonctionner en bonnes intelligences situationnelle, émotionnelle et rationnelle !

 


"La raison, c'est l'intelligence en exercice,
l'imagination c'est l'intelligence en érection"
Victor Hugo